Avez-vous des déchets… virtuels ?

Nuages

Nuages au Machu Picchu, Pérou

Les « nuages » virtuels (le « cloud » en anglais) permettent de délocaliser sur Internet des applications ou des documents (comme l’iCloud, DropBox ou Google Drive), accessibles depuis n’importe quel(le) ordinateur ou interface dans le monde. L’occasion pour nous de conserver, accumuler, entasser, amasser. Cela ne prend pas de place et évite bien souvent d’imprimer ou d’envoyer un document par courrier électronique ou postal.

Pourtant, toutes ces données sont bien conservées quelque part ! Les data centers ont un réel impact sur l’environnement notamment en raison de leur forte consommation électrique, sans parler du cycle de vie de ces centres ainsi que celui du matériel informatique dont ils regorgent (fabriqués à partir de terre rare). Pour en savoir plus, voici le rapport de Greenpeace How dirty is your data (2010) ou l’article daté d’hier du magazine Basta!, Numérique : cette empreinte écologique que les consommateurs ont bien du mal à voir.

Comment faire alors face au cloud computing ? S’en passer ? Je dirai oui et non. Comme pour tout, il s’agit de trouver le juste milieu.

Il faut faire le tri dans ce que nous mettons sur le cloud, afin de réduire le poids de nos comptes virtuels. A-t-on réellement besoin d’avoir accès à tous nos documents depuis n’importe quel ordinateur de la planète ? A-t-on besoin d’avoir tel document en version word et pdf ? On peut supprimer la copie PDF que l’on pourra toujours recréer à partir de la version word. A-t-on besoin de garder tous ces films/clips/morceaux de musique ? Peut-on supprimer ceux que l’on n’a pas aimé ou que l’on ne regardera/écoutera plus ? Il y a aussi surement de quoi faire du tri dans les photos et vidéos de famille, voyages, sorties etc.

Pour ma part, je n’utilise plus le cloud, en dehors des documents conservés par ma banque et mon opérateur téléphonique sur mes espaces personnels. Je ne suis donc plus hyperconnectée et je m’en porte mieux ! Afin d’avoir une sauvegarde de mon ordinateur, j’utilise mon disque dur externe. Il a une capacité limitée, ce qui me pousse à faire le tri afin de ne garder que l’essentiel. Ai-je vraiment besoin de garder tous mes cours d’étudiante ? Je ne relirai jamais la plupart de ces cours ! J’ai donc gardé ceux qui sont en rapport avec mes activités professionnelles ou mes centres d’intérêts. Globalement, je perds moins de temps à retrouver un document, cela simplifie ma navigation sur mon ordinateur qui peut (enfin) être correctement organisé.

Il faut donc garder en mémoire que ce qui est dématérialisé n’est pas exempt de conséquences environnementales, même si elles nous sont invisibles ! Alors comme pour son bureau ou sa maison, on fait le grand ménage, on désencombre les serveurs et on ne garde que l’essentiel.

Et vous, avez-vous recours au cloud ? Que pensez-vous de son utilisation ?

7 réactions sur “Avez-vous des déchets… virtuels ?

  1. Personnellement, je fais en ce moment les frais de la dématérialisation à tout crin. Mon université a décidé de passer au tout numérique je n’ai donc plus de polycopiés , les documents qui me sont distribués se trouvent directement sur Internet.Mais comment faire pour lire 60 pages sur l’ordinateur?Ca me fait mal au yeux et c’est plus facile pour moi d’annoter / de surligner sur la version papier. Si je suis pour la protection de l’environnement (tri sélectif, achat en vrac …) , je trouve cette attitude aberrante .Ma fac propose une version papier pour une seule matière pour la modique somme de 6 euros , ce qui fait cher payé pour de vulgaires feuilles de papier (je peux m’acheter un livre pour le même prix), et qui n’est pas normal ( je ne devrais pas payer pour avoir accès à mon cours).Du coup, je me retrouve à devoir toujours courir pour imprimer tous ces documents.Je trouve l’attitude de ma fac assez extrême .C’est fou de vouloir supprimer totalement le papier alors que les 3/4 des étudiants l’utilisent quotidiennement pour leur cours et ,au pire ,ils peuvent toujours imprimer sur du papier recyclé.Puis tout le temps passé sur Internet à lire ,ce n’est pas non plus très vert.

    Donc oui à la dématérialisation mais à une dématérialisation raisonnée.

  2. Personnellement, j’utilise Dropbox. La plate-forme fut très utile pendant mes études, mais comme c’est du passé (pour la prochaine année, du moins), je me suis attaquée, pas plus tard qu’hier, au ménage de la chose. J’ai recopié ce que je voulais garder et j’ai tout supprimé. Il est donc vide, mais je vais quand même garder mon compte ouvert puisque je m’en sert régulièrement pour partager de gros fichiers (dès que la personne à télécharger le fichier, j’essaie de le supprimer aussitôt).

    Dans les jours à venir, je vais m’attaquer au ménage complet de mon ordinateur (tout va y passer – quoique j’ai déjà commencé), tant qu’à faire le ménage de ma vie virtuelle! ;)

  3. Le cloud…. J’avoue être assez réticente à son usage, pour de raisons écologiques oui, mais aussi car je dois l’avouer, je suis un peu parano, sur ça et sur les réseaux sociaux d’ailleurs… Non pas que j’ai la prétention de penser que ma vie intéresse les autres, mais parce que je trouve choquant que de grandes entreprises se servent de ces médias pour récolter des données sur nous et que nous donnions notre accord sans même protester. On râle sur les base de données étatiques et dans le même temps on laisse des entreprises privées qui n’ont rien de philantropes se constituer la plus grande base client ayant jamais existée, avec notre consentement en plus ! Voir à ce sujet un documentaire sur les cartes de fidélité (fidèles un jour, fichés toujours), ça fait froid dans le dos !
    Donc le cloud, bofbof pour moi…

    • C’est vrai que les cartes de fidélité sont un bon moyen pour les industriels d’avoir (trop) d’informations sur nous. Pour quelques euros en cadeaux par an, ce n’est pas cher payé ! Je n’ai quasiment plus aucune carte de fidélité (sauf SNCF et Air France).

  4. article très intéressant (comme toujours ! ). Je n’ai pas de cloud mais un evernote où je garde mes recettes de cuisine (mais j’essaie d’épurer au maximum) et pour l’instant, quelques articles de magazines que j’achète en numérique. Mais tu as raison, ce n’est pas parce que ça ne se voit pas que ça ne pollue pas. Là, on déménage bientôt et j’ai décidé de faire un grand tri, ordi compris (photos notamment). C’est là où tu te rends compte que ce n’est pas facile d’épurer ta vie aujourd’hui. J’y suis depuis quelques mois déjà et j’ai vraiment l’impression d’avoir fait des pas de fourmis. J’espère que mon déménagement va remettre les choses à plat.

    • Contente que l’article te plaise Lilibulle :) Il est vrai que faire du tri dans nos ordinateurs peut s’avérer un vrai parcours du combattant, tant ils sont devenus le centre de nos vies ! Bon courage en tout cas pour tout ton tri ! Un déménagement est effectivement un bon moment pour s’y mettre, ça fera moins de cartons à emballer ;) Et tu pourras toujours refaire du tri quand vous réintégrez vos murs en France ! Ou quelques mois plus tard quand tu connaîtras mieux vos nouvelles habitudes.

      Il y a quelques mois j’ai fait le tri de mes 5 000 mails… J’ai mis plusieurs jours ! Et encore, je n’ai pas tout à fait fini… Pour mon ordinateur, je n’ai pas eu le choix : il y a avait rendu l’âme alors que je n’avais pas de sauvegarde de secours. J’ai tout perdu, mais je suis toujours vivante ! Comme quoi ;) Autrement, j’avais mon moment préféré pour ranger mon ordinateur : les longues heures d’avion !

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